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mercredi, 14 mai 2008
Par Générosité le Maroc tend tjr la main aux Algéchiens
De la normalisation entre le Maroc et l’Algérie
Le Maroc a réitéré son engagement sincère à œuvrer avec l’Algérie sœur pour la normalisation des relations bilatérales, comme il a appelé de nouveau à l’ouverture des frontières terrestres, fermées depuis 1994, et à relancer la coopération bilatérale dans ses différents aspects.
Cette position a été exprimée au cours de la rencontre, lundi dernier, entre le ministre marocain des Affaires étrangères et de la Coopération et le chargé d’Affaires par intérim de l’ambassade d’Algérie à Rabat, qui lui a fait part de la proposition du gouvernement marocain pour tenir une réunion commune entre les ministres des Affaires étrangères et les ministres de l’Intérieur des deux pays pour l’examen de l’état actuel des relations bilatérales et des questions en suspens et s’accorder sur les instruments à même de donner un nouveau départ effectif et permanent aux relations entre les deux pays frères.
Il est à souligner que notre pays a réitéré son engagement à normaliser les relations avec l’Algérie sœur, une semaine après la commémoration, à Tanger, du 50ème anniversaire de la Conférence des Partis du Maghreb Arabe, le 27 avril dernier, au cours de laquelle les organisations maghrébines ont publié un communiqué dans lequel elles exhortent les dirigeants de nos pays - SM le Roi Mohammed VI, Son excellence le président Abdelaziz Bouteflika, Son excellence le président Zine El Abidine Ben Ali, Son excellence Mouamar Kadhafi et Son excellence Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdellah - pour le renforcement de l’action unitaire maghrébine, tout en réaffirmant l’importance de l’édification du Maghreb Uni, dans un espace ouvert permettant la libre circulation des personnes et des biens et l’attachement aux valeurs de démocratie sur la base des fondements de la complémentarité économique et au service des intérêts communs de nos pays.
La commémoration du 50ème anniversaire de la Conférence de Tanger a été marquée par une participation de haut niveau de plusieurs partis et organisations des cinq pays maghrébins, dont notamment la délégation du FLN algérien, conduite par M. Abdelaziz Belkhadem, Secrétaire Général du FLN et Premier ministre du gouvernement algérien, dont la présence au Maroc a été hautement estimée, avec tout ce que cela portait comme signes positifs, traduit par la réponse favorable de la direction politique en Algérie, à l’invitation du Parti de l’Istiqlal et de l’USFP, pour participer à la commémoration du 50ème anniversaire de l’événement maghrébin et à l’examen des moyens à même de promouvoir le projet de l’édification du Maghreb.
Tous les chefs des délégations qui ont participé à la commémoration du 50ème anniversaire de la Conférence de Tanger ont réaffirmé la foi en l’importance de l’édification du Maghreb arabe dont tout le monde est conscient qu’il n’est réalisable que dans le cadre d’une normalisation totale des relations maroco-algériennes, eu égard au poids des deux pays dans l’édifice maghrébin dont la construction est freinée à cause de la situation anormale de leurs relations bilatérales.
Le Maroc, en appelant à l’ouverture des frontières terrestres, à la relance de la coopération bilatérale avec l’Algérie et dans ses différents aspects, aspire, en fait, à dépasser les points négatifs du passé et développer les relations bilatérales à un niveau avancé dans tous les domaines politiques et économiques sur la base de l’égalité et au service des intérêts communs.
On ne peut, par ailleurs, imaginer la normalisation des relations bilatérales alors que les frontières terrestres sont toujours fermées et après que tout le monde est maintenant convaincu de l’inutilité de cette fermeture, qui a été décidée unilatéralement par nos frères algériens il y a 14 ans de cela, suite aux répercussions de l’acte terroriste perpétré contre l’Hôtel Atlas Asni à Marrakech.
Les deux pays ont progressivement surmonté les séquelles de l’été 1994 et leurs citoyens peuvent désormais se déplacer sans visa d’entrée.
Il est temps pour que nos frères en Algérie prennent l’initiative d’ouvrir les frontières terrestres, de sorte à réaliser un pas en avant dans le processus de la normalisation totale des relations bilatérales, du fait que les deux pays sont voisins et sont appelés à fournir davantage d’efforts pour renforcer ce voisinage dans un climat marqué par l’ouverture d’une nouvelle page de ces relations au service du rapprochement et de la fraternité entre les deux peuples frères et des intérêts communs des deux pays dans leur environnement régional et au service du processus de l’édification du Maghreb arabe sur des fondements sains et solides.
Edité le: mercredi 7 mai 2008.
18:09 Publié dans Algechiens | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : 3
Les Senateurs Américains braqués sur TINDOUF
Le congressman américain Keith Ellison s’engage à mener une enquête sur les violations des droits de l’Homme à Tindouf
Après avoir eu des entretiens avec une délégation marocaine, le congressman américain Keith Ellison promet de mener des investigations sur la situation dans les camps de Tindouf.
L’offensive menée par la diplomatie associative marocaine a enregistré un nouveau succès. La tournée effectuée par des militants des droits de l’Homme et d’anciens détenus et séquestrés sahraouis dans les camps de Tindouf a abouti à une meilleure compréhension de la part de membres du Congrès américain de la souffrance et du calvaire que vit la population retenue dans les camps de la honte.
Reçue à Washington par plusieurs congressmen, une délégation composée de Naba Deddah El-Meki, Naha Al-Salek Sidi, Al-Afia Hammidi, Salma Essalek et son époux Said Abderahman et Brahim Al-Selem, a exposé aux élus américains les différents aspects de l’affaire du Sahara ainsi que la réalité de la situation à Tindouf.
Au terme de ces réunions, le congressman Keith Ellison a promis de mener des investigations sur la situation humanitaire dans les camps de Tindouf et de faire tout ce qu'il peut pour aider les séquestrés et s'assurer que l'assistance humanitaire qui leur est destinée ne soit pas détournée.
S'exprimant à l'issue d'une rencontre au Congrès avec la délégation marocaine d'anciens séquestrés des camps de Tindouf, ayant rallié la mère patrie récemment, le représentant démocrate du Minnesota a souligné que, d'après les récits qu'il venait d'entendre, «il semble que ces gens souffrent profondément».
Le congressman, qui a salué le courage avec lequel les membres de la délégation défendent leurs droits et ceux des leurs, a indiqué que son bureau va examiner cette question de plus près et travailler avec eux pour voir comment les assister et comment superviser la distribution de l'assistance humanitaire.
Les membres de la délégation «m'ont dit qu'il n'y a pas de liberté de mouvement dans les camps et que les gens qui y vivent sont soumis à des restrictions. Nous devons creuser pour plus d'information mais nous avons l'intention de les aider», a-t-il dit.
«Nous allons faire tout ce que nous pouvons», a assuré le congressman Ellison, avouant avoir été très touché par les témoignages qu'il venait d'entendre et par les souffrances décrites.
La délégation des anciens séquestrés des camps de Tindouf se trouve cette semaine en visite à Washington pour informer responsables, parlementaires et dirigeants d'organisations de défense des droits de l'Homme des conditions de vie inhumaines infligées aux populations dans les camps de Tindouf en Algérie et des détournements flagrants par le Polisario de l'assistance humanitaire qui leur est destinée.
Outre ses rencontres avec les élus, la délégation marocaine s’est également entretenue, au département d'Etat, avec des responsables chargés des affaires des organisations internationales, des droits de l'Homme et des réfugiés.
A travers la narration de l'épreuve que chacun d'eux a traversée personnellement ou des situations dont ils ont été témoins du temps où ils se trouvaient dans les camps de Tindouf, les membres de la délégation des ralliés ont donné à leurs interlocuteurs un aperçu sur le triste sort des séquestrés qui attendent, ont-ils dit, que les Etats-Unis et la communauté internationale réagissent face à ces souffrances, en œuvrant pour améliorer les conditions de vie dans les camps et en s'assurant que tous ceux qui veulent les quitter puissent le faire sans craindre les représailles de leurs geôliers.
La délégation des anciens séquestrés des camps de Tindouf a tenu aussi des réunions avec des responsables de plusieurs ONG, dont «Refugees International».
Le 13-5-2008
Par : Mounir Siraj
11:37 Publié dans Le Sahara Marocain | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : 42
L'approche sécuritaire du Maroc au Sahara(en question)
L'approche sécuritaire du Maroc au Sahara en question
Alors que la gestion diplomatique du dossier connaît un franc succès, l'approche sécuritaire appliquée au Sahara est de plus en plus dénoncée.Le dossier des droits de l'homme au Sahara fait toujours l'objet d'une hésitation qui risque de coûter cher à la diplomatie marocaine. Alors que deux jeunes indépendantistes ont été libérés dimanche dernier, après avoir passé dix mois de prison pour avoir participé à une manifestation pro-polisario, l'AMDH (Association marocaine des droits de l'homme) nous apprend l'arrestation du responsable de sa section de Laâyoune, Hamoud Iguilid.
Nafii Assah et Abdellah El Boussati, âgés tous les deux de 20 ans, avaient été arrêtés le 20 juillet dernier et ont fait l'objet, affirment-ils, d'interrogatoires musclés une semaine durant avant d'être transférés à la prison locale de Laâyoune. Après plusieurs reports, leur procès s'est soldé par une condamnation à 1 an de prison ferme, prononcée en février dernier et qui n'a pas tardé à être revue à dix mois en appel. Comme si les autorités ne relâchaient des militants sahraouis que pour en arrêter d'autres, c'est la veille que Hamoud lquilid avait été interpellé. Celui-ci dit avoir été victime d'un enlèvement. La raison en est la participation de la section de Laâyoune aux manifestations célébrant le 1er mai dans la ville. «Quatre agents en civil m'ont interpellé à la sortie d'une réunion et m'ont embarqué dans une voiture avec d'autres agents à bord. On m'a menotte, bandé les yeux et fouillé de près, sans dire un mot. J'ai aussi été dépossédé de mon téléphone portable et d'une somme d'argent», dit le concerné, par ailleurs président de Codesa (Collectif des défenseurs sahraouis des droits de l'homme) ajoutant qu'il a été interrogé chemin faisant avant d'être relâché, à l'extérieur du périmètre urbain, et sommé de partir sans se retourner.
Des pratiques qu'associations de droits de l'homme au Maroc comme ONG internationales ne cessent de dénoncer. La dernière réaction en date est signée Human Rights Watch (HEW). Dans un communiqué diffusé sur son site Internet, l'organisation basée à New York relate le cas de deux activistes sahraouis, Dahha Rahmouni et Brahim Al-Ansari, arrêtés «arbitrairement» et «passés à tabac» en décembre 2007 à Laâyoune. Les deux «victimes» ont déposé plainte, mais les autorités ont refusé de prendre en compte leurs témoignages, clôturant l'enquête pour «manque de preuves» le 5 mai dernier, a déploré HRW. «Une vraie enquête aurait inclus les témoignages des officiers de police accusés d'abus comme ceux des défenseurs des droits de l'homme qui les ont accusés», a souligné la directrice pour le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord à HRW, Sarah Leah Whitson, largement citée dans le site de l'agence sahraouie d'information SPS. Au lieu de cela, «les autorités marocaines ont choisi d'entendre seulement une partie, montrant par-là qu 'elle ne sont pas impartiales», a-t-elle ajouté. «Chaque année, des centaines de Sahraouis portent plainte contre les abus de la police marocaine qui ne donne pas suite à ces plaintes», a dénoncé l'organisation internationale. Plusieurs eurodéputés sont également montés au créneau pour dénoncer, mercredi dernier, un climat «de répression, de persécution et de détention, dont sont victimes les populations sahraouies». Et de citer le cas de Naama Asfari Président du CORELSO (Comité pour le respect des libertés et des droits de l'homme au Sahara occidental) qui a été «arrêté à Marrakech, conduit les yeux bandés à une destination inconnue ou il a été battu durant son interrogatoire. Ni sa famille ni ses avocats n'en ont été informés». Au moment où le Maroc négocie un «tournant»décisif sur cette affaire, et où la gestion diplomatique remporte succès sur succès, ne serait-il pas temps de changer, sur le plan intérieur, de méthode?
Tarik Qattab
Source: Le Soir Echos
10:53 Publié dans Le Sahara Marocain | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : 39




