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samedi, 31 mai 2008

4° PARTIE de GUERRE DES SABLES 1963 - MAROC/ALGERIE -

 

                      La défaite de l'alliance algéro-égyptienne, et l'avantage initial remporté sur le terrain par le Maroc,en deux semaines de confrontations interposées,entre les Forces Armées Royales et l'Armée Nationale Populaire Algériennes,dans ce coup de force,dont l'appellation qui lui est baptisée " Guerre des sables ",nous conduisent à voir et revoir les retembées de ce conflit,sur les officiels d'Algérie et du Maroc,et sur leurs peuples. Les visiteurs-internautes,vont m'excuser,si je retourne un peu en arrière pour décrire quelques moments forts entre les F.A.et  l'A.N.P.A pour conforter l'idée générale de cet incident houleux.et faire une coordination mentale entre les parties et notes précédentes.                    

                    Bien que nous somme efforcés d'enrichir les écrits et les notes par des réalités en ce domaine,qui relève de l'histoire contemporaine de cette région de l'afrique du nord,nous devons nous placer, avant tout d'un point de vue psychologique et moral, dépeindre l'action de feu Hassan II sans parler de sa politique étrangère serait l'amputer de ce qu'elle offre de plus intéressant.


                    Décidé à pratiquer une politique de « non-engagement »,  S.M.Hassan II a effectué de nombreux voyages à l'étranger, soit pour y régler des contentieux consécutifs à la décolonisation, soit pour y obtenir une aide économique susceptible d'accélérer le développement du pays, soit encore pour expliquer aux gouvernements étrangers les raisons pour lesquelles le Maroc ne tenait pas à s'associer à une « politique de blocs » : de Washington, à Bruxelles, de Madrid à Paris à Moscou,où il a établi des contacts fructueux avec  le trio,MM. Podgorny, Brejnev et Kossyguine.dans une partie de ce qui va suivre dans cette note.qui décrit en bref les bonnes offices des sages de lAfrique
Mais c'est surtout dans le domaine de la politique africaine que son action s'est manifestée avec le plus de satisfaction.


                   Sa Majestée le Roi feu Mohammed V, comme nous le savons, était mort sans avoir pu régler le problème des frontières méridionales du royaume. Il avait refusé, à plusieurs reprises, de discuter cette question avec les autorités françaises,en déclarant par sa bonne foi,qu'elle relevait exclusivement de l'Algérie et qu'il attendrait que celle-ci ait accédé à l'indépendance pour fixer par des conversations directes les limites définitives entre les deux pays. La mort prématurée de Mohamrned V et le prolongement de la guerre d'Algérie n'avaient pas permis de pousser les choses plus loin. Le 6 juillet 1961, c'est-à-dire quatre mois après son accession au trône, Hassan II avait conclu un accord avec Ferhat Abbas, alors président du gouvernement provisoire de la République algérienne. Par une lettre ; adressée au roi du Maroc, le représentant de l'Algérie reconnaissait « le caractère arbitraire de la délimitation imposée par la France aux deux pays » et spécifiait que « les accords qui pourraient intervenir à la suite de négociations franco-algériennes ne sauraient être opposables au Maroc, quant aux délimitations territoriales algéro-marocaines ». L'accord stipulait en outre que la question serait résolue par voie de négociations et qu'une commission paritaire serait constituée à cet effet, dès que l'Algérie aurait accédé à l'indépendance.


                    En juillet 1962, au lendemain de la signature des accords d'Évian qui faisaient de l'Algérie un État indépendant, Ferhat Abbas avait été évincé du pouvoir et tous les engagements pris antérieurement par lui considérés comme nuls et non avenus. Lorsque le gouvernement marocain s'était tourné vers Alger pour demander la constitution de la commission chargée de régler le problème des frontières, il s'était vu opposer une fin de non-recevoir catégorique. Ben Bella, qui avait succédé à Ferhat Abbas, et les chefs du nouveau gouvernement algérien affirmaient:
1) Qu'au vu des traités internationaux conclus avant l'instauration du protectorat et dont le plus ancien remontait à 1767, jamais aucun souverain chérifien n'avait prétendu exercer sa souveraineté au-delà de ;"!'Oued Noun, situé bien au nord de la ligne frontalière «actuelle».
2) Que l'Algérie aurait pu mettre fin beaucoup plus tôt aux combats qui l'avaient ensanglantée pendant six ans si elle s'était contentée de la partie septentrionale du territoire et avait renoncé au Sahara.
3) Que c'était seulement lorsque la France avait consenti à inclure le Sahara dans son territoire national que l'Algérie avait déposé les armes et qu'en conséquence de nombreux Algériens étaient morts pour atteindre cet objectif.
4) Que la République algérienne étant « une et indivisible » il n'était pas question de céder un seul pouce de son territoire et que, au surplus, le chef de l'État algérien ayant juré sur le Coran - c'est-à-dire sur ce que les musulmans en général, avaient de plus sacré - de maintenir envers et contre tout l'intégrité du patrimoine national, il était impossible de violer cet engagement sans commettre un parjure.


                    Comme on le voit, L'Adjudant Ben Bella,le successeur de Ferhat Abbas,et de Youssef Ben khadda faisait montre d'une intransigeance inattaquable et fermait résolument la porte à tout règlement négocié. « Quand a-t-on jamais vu un État faire don d'une partie de son territoire à un autre État? demandait-ils. Le Maroc veut s'annexer une portion de l'Algérie ? Eh bien, qu'il vienne la prendre ! Il verra comment il y sera reçu... »


                     Ulcéré,bouleversé par cette attitude si peu conforme aux scrupules qui avaient empêché son père de régler le problème avec le gouvernement français, le feu Hassan II crut pouvoir trancher la question par lui-même. Dans la dernière quinzaine d'octobre 1963, et suite aux alertes de ses services de renseignements qui enregistraient des mouvements inhabituelles des Algériens,il fit occuper par de petits détachements symboliques ds Forces Armées Royales certains points de garde situés dans la zone désertique qui s'étendait entre la Hamada du Draa et la Hamada de Guir limitrophe de Colomb-Béchar.Comme cette région avait été de tout temps dans la mouvance de l'Empire chérifien du Maroc, il n'avait nullement l'impression de pénétrer dans un pays étranger. L'opération s'effectua sans difficulté, car les postes étaient vides et il n'y avait aucune unité algérienne dans les parages.


                      Lorsque le gouvernement algérien apprit cette nouvelle, sa réaction fut immédiate. Il ameuta son opinion publique en annonçant à la radio que l'armée marocaine avait franchi la frontière et occupait indûment une portion du territoire national(Cela et redit par Ben Bella dans l'émission Grand/Angle de 2M(2°chaîne de télévision Marocaine) ce jeudi 29 mai 2008, consacrée aux expulses d'algérie de Boumédiane en 1975). Quarante-huit heures plus tard, des formations de l'A.L.N.A débouchaient dans la région. Au lieu de rester l'arme au pied en face des postes marocains, en attendant un arbitrage, elles les attaquèrent nuitamment et massacrèrent les Mokhaznis des points d'eau de Hassi Beida et de Tinjoub,comme je soulignait dans une des précédentes parties. elle essaya de faire de même aux chefs des détachements des F.A.R le long de la frontière de Ouarzazat à Figuig,mais. Les soldats Marocains répliquèrent durant, par des feux nourris. Le sang commença à couler de part et d'autre à Figuig et ailleurs., à Figuig qui fut la cible principale cette fois-ci,bombardié aux mortiers égyptiens. De nouvelles formations de l'A.L.N.A. accoururent à la rescousse. Durant toutes les journées suivantes, les Algériens renouvelèrent leurs attaques, mais sans pouvoir entamer ou franchir la ligne de défense des Marocains très organisées,qui avaient reçu eux aussi des renforts.. Le colonel Driss Ben omar à l'avant-garde. Finalement, ils s'essoufflèrent. L'ALNA était constituée de groupes de volontaires habitués à la guérilla. Elle était insuffisamment rompue à la guerre classique pour pouvoir tenir tête à l'armée royale marocaine, bien encadrée et dotée d'un armement supérieur. Lorsque les Forces armées royales passèrent à la contre-attaque, elles culbutèrent les formations algériennes, qui se dispersèrent à tort et a travers, dans toutes les directions. « II n'y avait plus rien devant nous, devait déclarer plus tard un officier marocain actuellement à la retraite. La voie était libre. Si Sa Majesté nous avait donné l'ordre d'aller de l'avant, nous aurions pu marcher sur Alger sans rencontrer d'obstacle. » 

 
                      Mais cet ordre, le roi ne le donna pas ,on avait reçu au contraire son fameux ordre de rigueur donné à Driss Ben Omar ajoutait-il!. S.M. le roi  n'avait jamais été dans ses intentions de déclencher une guerre algéro-marocaine. Il avait simplement voulu occuper une position favorable pour amener les Algériens à accepter la négociation. Il savait que la partie était loin d'être gagnée. Les meilleures unités algériennes étaient retenues en Kabylie, où l'opposition à Ben Bella avait voulu profiter de la situation pour fomenter une révolte. Lorsque ce soulèvement aurait été maté - ce qui ne tarderait guère -, ces unités se retourneraient vers l'ouest pour affronter les Marocains.sous la conduite d'un certain colonel Belhaj,originaire de la Chawiya,en face de la Kabylie.Son nom est connu,après que Ben Bella le dévoilait sur les ondes de la radio algérienne,en disant " Ceux qui disent que le colonel Belhaj -raho fjbal- le voilà, je l'envoie aujourd'hui à Clomb-Béchar avec 4 bataillons ".

                        De plus, cet affrontement armé entre deux pays frères avait soulevé une émotion intense dans toutes les capitales arabes. La situation était si tendue que la Mauritanie de Mokhtar oul daddah se sentit en danger et se tourna vers Alger pour lui demander son assistance. En quelques jours, et à l'éffet que l'algérie vient de se soulever,à peine d'une guerre de libération sanglante. Le Maroc se trouva isolé. C'est pourquoi il trouva préférable de ne pas exploiter à fond l'avantage initial qu'il avait remporté sur le terrain. Toute nouvelle avance de ses troupes aurait débouché sur le chaos.


                    Convoquée d'urgence par l'empereur d'Ethiopie, agissant en tant que président de l'O.U.A, l'Organisation de l'unité africaine, une conférence quadripartite se réunit à Bamako (29-30 octobre 1963). Elle comprenait, outre Haïlé Sélassié, Sa Majesté HASSAN II,le roi du Maroc, le président Ben Bella et M. Modibo Keita, président de la République du Mali. A l'issue des entretiens qui prirent par moments un caractère orageux, les quatre chefs d'État africains décidèrent :
1) L'arrêt effectif des hostilités et l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu, à compter du 2 novembre, à zéro heure.
2) La constitution d'une commission composée d'officiers marocains, algériens, éthiopiens et maliens, qui déterminerait une zone au-delà de laquelle les troupes engagées seraient retirées.
3) La constitution d'un corps d'observateurs maliens et éthiopiens chargés de veiller à la sécurité et à la neutralité de la zone démilitarisée.
4) La réunion, dans les plus brefs délais, des ministres des Affaires étrangères des États-membres de l'Organisation de l'unité africaine, afin de constituer une commission spéciale qui aurait pour mission :
a) de situer les responsabilités dans le déclenchement des hostilités;
b) d'étudier le problème des frontières et de soumettre aux deux parties des propositions concrètes pour le règlement définitif de cette affaire.
Les quatre chefs d'État décidèrent en outre :
1) La cessation par l'Algérie et par le Maroc de toute attaque publique, par voie de presse ou de radio, à compter du 1er novembre 1963, à zéro heure.
2) L'observation stricte du principe de non-ingérence dans les affaires des autres États;
3) Le règlement par voie de négociation de tout différend susceptible de survenir entre États africains.
Pour bien marquer qu'il n'y avait ni vainqueurs ni vaincus, le protocole final tint à souligner que les conversations s'étaient déroulées « dans une atmosphère amicale ».


                    Mais lorsque la commission spéciale prévue à Bamako voulut se réunir pour apporter un règlement définitif au problème frontalier, elle n'aboutit à rien. Les avis se partagèrent et le litige demeura entier. L'opération militaire avait failli déboucher sur le chaos; l'action diplomatique débouchait sur le vide.


                    Alors S.M.Le Roi Hassan II se dit que, pour sortir de cette impasse, il fallait repenser le problème de fond en comble et le transposer sur un autre plan. On ne peut qu'admirer la largeur de vues avec laquelle il procéda à cette révision. Il paria que l'intelligence et la raison finiraient par l'emporter sur l'esprit de revendication territoriale et que les nécessités de la coopération économique remplaceraient « les vieux rêves de grandeur et de sable ». C'était un pari risqué et d'autant plus méritoire que le jugement que l'Histoire porterait sur son règne dépendrait, en fin de compte, de son échec ou de sa réussite. Pourtant, il n'hésita pas. Il avait pris conscience des dimensions du problème. De par sa nature et sa complexité, il n'était pas un de ceux que l'on pouvait résoudre à coups de canon. En revanche, lui apporter une solution durable assurerait à l'Algérie et au Maroc un avenir lumineux.
Réduit à l'essentiel, il pouvait se formuler comme suit : nul ne pouvait contester que le territoire revendiqué à la fois par le Maroc et l'Algérie n'ait entretenu depuis le XIe siècle des liens beaucoup plus étroits avec l'Empire chérifien qu'avec l'Algérie, ne serait-ce que parce qu'à cette époque l'Algérie ne formait pas encore un État organisé. Mais il était non moins indéniable que le partage des territoires pratiqué par la puissance colonisatrice - et qui se trouvait concrétisé par les accords d'Évian - avait placé cette région à l'intérieur des frontières algériennes. Modifier cet état de choses par la force était impensable. Chaque fois qu'on le tenterait, les instances internationales interviendraient pour imposer un cessez-le-feu aux belligérants. Qu'en recueillerait-on pour finir? Rien que des ressentiments supplémentaires et des morts inutiles...


                     En vertu des discussions fructueuses du feu HASSAN II au Kremlin, et à côté de ces ombres, les éléments positifs : le bassin de Tindouf contenait dans son sous-sol d'énormes richesses minières. On y trouvait du fer d'excellente qualité, notamment le gisement de Ghar Garat-jebilet, un des plus riches du monde, puisque les experts évaluent ses réserves à deux milliards de tonnes et que la teneur en fer du minerai est de 65 % (contre 35 % pour le minerai de l'Alsace-Lorraine dans le nord de la france). Ce gisement était suffisant, à lui seul, pour assurer la prospérité des peuples de l'Algérie et du Maroc, à condition d'être exploité d'une façon rationnelle,Un accord fut signé à cet éffet,par le Maroc et l'Algérie sous l'égide des Russ. Les techniciens voyaient déjà surgir, aux lisières du Sahara, une « Perle nord-africaine » susceptible de fournir du travail à plusieurs générations.
Ces projets ne relevaient pas de la fantasmagorie. On pouvait en chiffrer les résultats sur le papier. Comme le volume de ces minerais était beaucoup trop élevé pour pouvoir être consommé sur place, il fallait en prévoir l'exportation. Ceci posait le problème d'un débouché sur la mer. Or les ports algériens les plus proches, Arzew et Ghazaouet ', sont à 1300 kilomètres, Port-Étienne 2, en Mauritanie 3, à 1400 kilomètres, alors que les ports marocains de Tarfaya et Tan Tan se trouvaient respectivement à 400 et 515 kilomètres. (Une voie rejoignant ferrovière directement la côte,en traversant le territoire d'Ifni serait indispensablement réalisable,et plus courte et économique,lesRuss auraient fait engagement, mais elle posait le problème de l'enclave espagnole(notre Sahara Marocain actuel) Or le coût du transport de la tonne de minerai de fer avait une incidence directe sur son prix de revient.(à suivre,attendre d'autre partie)Chihab-25

 

lundi, 26 mai 2008

GUERRE DES SABLES 1963 -MAROC/ALGERIEI(3°partie)

         Eliminer le régime de HASSAN II,était le but primordiale du planning révolutionnaire de Jamal Abdenasser,président d'Egypte durant ses premières années de règne.Attaquer le Royaume du Maroc est du programme Nasserite qui visait toutes les monarchies du monde arabe.En Septembre 1962 Nasser soutenait ouvertement Abdallah Sellal,un colonel de l'armée du Yamen,pour renverser le roi Mohamed El Badr.En octobre suivant,Jamal abdenasser engagea un corps expéditionnaire de 50.000 hommes au Yamen républicain de Sellal,contre des éventuelles insurrections du roi Faycal d'Arabie Saoudite,protecteur du roi déchu.   

 

          Dans l'agenda de Nasser,et après la chute du roi de Yamen -priorité oblige-,il lui a fallu orienter toute son attention vers l'Algérie, vers son nouveau département d'outre-mer. " La Mouhafadha Egyptienne d'Algérie ",et y concentrer tous ses efforts politiques et logistiques chez l'Adjudant Ben Bella.A partir delà,attaquer le régime de HASSAN II,ne devint  pour lui,qu'une question de temps!!..Pour ce fait,il installa auprés de Ben Bella,le président Algérien,un mini état-major révolutionnaire, pour diriger de prés les commandes,utilisant l'Armée Algérienne,comme fer de lance,contre le futur ennemi, qui est le royaume du Maroc.Il ne voulait pas du tout,entendre de monarchie aux abords de l'atlantique,pays de ses camarades d'idéologie-révolutionnaire(Lafkih Basri,Ben Barka,Ben Hammou et compagnie)qui l'appuyaient  avec ferveur et ardeur enthousiasmer,sans aucune hésitation,dans sa démarche contre HASSAN II,et contre leur propre patrie.Ses principes de révolutionnaire,lui interdisaient de laisser vivre tranquillement,ce genre de régime impérialiste,selon les termes employés largement par les pays du tiers monde,qui en croyaient aveuglement au vent tourbillon, communisto-socialiste qui soufflait du clan soviétique.    

 

          L'assistance militaire égyptienne au gouvernement de la république d'algérie,nouvel allié,ou plutôt nouveau domaine privé d'égypte en afrique du nord,est officiellement enregistrée par le Royaume du Maroc,et par les observateurs étrangers siégeant à Alger,par la présence d'un contingent blindé de 46 chars d'assaut appuyé par des unités d'infanterie motorisées pour intervention,dans la région de Beni Ounif (village actuellement sous domination algérienne) aux alentours d'Oued Zousfana,qui passe prés de la ville de Figuig dans l'oriental..en vue d'ouvrir un nouveau front à l'est du royaume,qui mènera facilement à Rabat,selon la conviction erronée,le désir,et les pronostics futiles,de l'état major de guerre algéro-égyptien frivolement mis en place.En effet,le Ksar d'ich.Une toute petite localité marocaine de 100 habitants environ,située à 80 kms à l'est de la ville de Bouarfa,faisait l'objectif des bombardements de l'artillerie égyptienne,déguisée aux couleurs algériennes..Et malgré cette assistance logistique de grande envergure..l'opération baptisée "Guerre des sables "  déclenchée par l'algérie de Ben Bella,échoua complètement,mission nulle.! ce qui obligea le mini état-major de Nasser de rentrer bredouille au caire..après avoir endossé douloureusement,le coup de filet Marocain,qui emporta ses gros poissons.    

 

           Les préparatifs au sommet arabe qui devait se tenir au caire en janvier 1964,sont au pied d'oeuvre..la dernière phase de finition touchera à sa fin,dans peu de temps.Abdenasser est prêt à recevoir ses hôtes..Le Maroc confirma sa participation,par une représentation de haut niveau,contrairement à ce qu'on aurait pensé au Caire,dans une atmosphère,encore très tendue entre le Caire et Rabat,suite à la captivité des officiers égyptions prisonniers à Rabat .Le Roi HASSAN II,sera bien-là,parmis les treize chefs d'état arabes,qui répondèrent présents.A la veille du jour "J" du sommet,le Maroc en la personne de son souverain,créa la surprise "-UNE SURPRISE MAJEURE-"qui marqua,et distingua l'intelligence politique contemporaine de combines,du roi HASSAN II.! (Un coup de Pokers gagnant,de grand maître-joueur,aux casinos de Las Vegas,ou de la principauté de Monaco).  

 

  Cela étant, et Après que les services de protocole et de chancellerie républicains de Nasser,achevèrent la haie,et les honneurs officiels appropriés,en faveur de Sa Majesté le Roi HASSAN II,en tant que chef d'état hôte,et dans un intervalle de quelques minutes. juste le temps de permettre à l'hote de se reposer,un instant,à la salle d'honneur de l'aéroport d'accueil..La tour de contrôle annonce subitement: "qu'un avion marocain en vol spécialement particulier,survole le ciel de l'aéroport cairote,et demande l'autorisation d'atterrir" ?? étant donné que les vols réguliers auraient été suspendus pour la circonstance.Le roi HASSAN II,qui se trouvait encore à la salle d'honneur,souffla en position de supériorité et de clémence,la surprise au président Jamal Abdenasser,paralysé par l'électrons-choc de l'événement,est en situation de faiblesse .!, et la honte surgissait son visage.! Ce Abdenasser,le grand "Rais" aux yeux de ses alliés,le metteur en scène du sommet,n'avait aucun alibi,ou preuve pour sortir de l'impasse,sauf,de préparer à l'avance,une pièce de théâtre,et mettre à sa portée en cette circonstance,à la salle voisine au hall d'honneur,les enfants et les familles des officiers égyptiens capturés au Maroc,pour s'accroupir,supplier,pleurer,embrasser les mains s'il le faut,et demander pardon et clémence,au souverain du Maroc.,pour leurs parents-officiers en cage de punition.!

 

            L'avion Marocain de la Royal Air Maroc ,atterrissait  dans de bonnes conditions,avec à bord les cinq officiers égyptiens libérés généreusement par le Royaume du Maroc ciblé par leur haine,.! remis à chaud,et sans aucune condition,au président Abdenasser leur " Rais "incontesté,sous des flashs et des projecteurs de la presse locale et du monde,présente comme à l'accoutumée au lieu et date,pour couvrir les travaux du sommet. "Lafdiha" -je trouve pas d'autre mot- est d'une ampleur gigantesque,dans une vaste couverture internationale très médiatisée,jamais enregistrée durant ce genre de rencontres à l'échelle mondiale.Un geste louable,largement apprecié par la grande assistance du caire.Le bienfaiteur,c'était Sa Majesté HASSAN II,roi du Maroc qui,emporta en reconnaissance,le titre spécial du palmarés,en vedette-star de cet événement,sans aucune équivoque,et domina,sans conccurence,toute l'actualité,écrite et audiovisuelle,tout au long de la tenue du sommet.et probablement après,les conseils généraux,des grands établissements et entreprises de presse,à travers le monde.! Ce génie HASSAN II,regagna après ce coup d'épé professionnel,son Royaume cherifien,la tete haute,avec dans ses poches,un acquis politique considérablement confortable,méttant politiquement et juridiquement à la barre d'accusation,et à la sellette dévoilée,l'égypte révolutionnaire de Abdenasser, et le " Rais" en personne,dans sa dimenssion inititalement convenanble,qui en ternira pour un certain temps,l'image de son pays au monde. et c'est en fin de compte,les risques du métier que doit encaisser,un chef d'état aussi frivole,égoistement soif de singularité,et de leadership particulier. (à suivre. attendre la partie suivante).chihab-25

samedi, 24 mai 2008

LA GUERRE DES SABLES 1963 -MAROC/ALGERIE-(2°partie)

        Pour mener une guerre,une simple bataille unique,à une certaine échelle d'envergure,il faut prévoir des conditions solides,et prendre les mesures adéquates garantissant la victoire.Le Maroc,n'était pas là,ni dans la mesure d'y penser..Pas de planning,militaire et logistique.la guerre lui est imposée d'une façon brusque et brutale,contraint de se débrouiller unilatéralement,pour s'en sortir.Chercher premièrement,le consensus,le consentement national,consolider le front intérieure,mobiliser la classe politique, afin de préparer l'opinion publique nationale,pour en supporter les conséquences !Pour y arriver,il en faut du temps et de sensibilisation..! rien n'est fait de tout ça..?seul l'esprit de nationalisme qui se distingua en émergence,à cet instant concret de la vie de la monarchie et du peuple Marocain fidèle,pour se sacrifier en l'honneur de la devise nationale " Allah-El watan-Almalik " 

 

        Dans le 5°paragraphe de la 1°partie de la guerre des sables 1963.On constate que tous les Marocains se sont portés volontaires,pour défendre le pays contre l'agression algérienne.Sauf certains commerçants du quartier Sbata de casablanca,qui se sont abstenus,ou plutôt  ont refusé d'obéir à leur citoyenneté.Ces mercantis,ont préféré le gain et le bénéfice à leur dignité,puisque ils n'y avaient pas le moindre sentiment patriotique,les rendant dignes de porter la valeureuse nationalité Marocaine.Pour expliquer pourquoi cette accusation,il serait souhaitable de chercher les raisons...!                                                                                                                                

 

         Nous apprenons dans cette même note,que l'Algérie aurait été roulée,par ses faux calculs stratégiques et politiques,avant de s'aventurier pour prendre une  telle décision,aussi grave d'attaquer le Maroc.!avec une légèreté abusives,tendant à permettre au régime révolutionnaire " égypto-Nasserite " de savourer les eaux de l'océan atlantique,après avoir bu et goûté facilement,les eaux du golf d'Aden en Yamen.à l'extrême sud de la prés-ile arabique.Pour arriver à ne pas trouver de solutions à un problème de mathématique,il faut être le mauvais élève de la classe..? L'algérie est sortie de sa lutte de libération,un très mauvais élève,et depuis elle l'est toujours..! puisque ses premiers dirigeants,à leur tête un simple "Adjudant "mal discipliné de l'armée française,n'avaient de culture politique suffisante,leur permettant de conduire un état nouvellement indépendant,dans un monde,mouvementé exposé de tomber à tout instant, en proie facile à l'état de marée,d'une guerre froide fleurissante,ayant tendance à traîner et dévorer,tout qui bouge sur la planète.                                                                                                                                           

 

          La jeune algérie,choisissant le communisme et le socialisme comme emblème à son régime,ouvra ses bras à tous les opposants des pays du tiers monde,qui en croyaient aveuglement,en la politique du socialisme révolutionnaire du clan de l'est,téléguidé par l'Union Soviétique à partir du Kremelin,dans ses beaux temps forts.Parmi lesquels figuraient en lice,des Marocains de l'U.N.S.F.P.membres de l'aile progressiste politique de Lafkih Basri et Ben Berka,et les évadés militaires de l'Armée de libération Marocaine à leur tête Mohamed Ben Hammou(devint après le colonel Ben Hammou) et autres.Ces derniers ont trouvé refuge en égypte et en algérie,pour planifier avec l'état major égypto-algérienne,les mesures logistiques politiquo-militaires permettant de faire tomber le "régime royal marocain de HASSAN II" qui constituait,à leurs yeux et à ceux de leur parrain d'adoption,le K.G.B.de l'U.R.S.S(Union des Républiques Socialistes Soviétiques),qui se disputait derrière le rideau avec la C.I.A(Centrale d'Intelligence Américaine),et avec l'ensemble de l'occident,le droit de conquérir et investir le monde,après l'accalmie de la 2°guerre mondiale.Constituait la bête noire,et le bout de ficelle,pour changer éventuellement en série, les monarques du monde impérialiste.Pour y arriver à ce stade,tout est pris en considération                                                                                                                      

 

          Ces traîtres Marocains,qui ont promis à Abdenaser et Ben Bella,d'une victoire garantie glorieuse,très facile sur le régime Marocain fasciste,selon les termes largement employés à l'époque,attendaient impatiemment,et avec certitude d'accueillir,la récolte,et fruits de leur traîtrise,dans peu de temps,et sans aucune charge.?! Ils avaient bien entendu,des complices et sympathisants,ici dans le pays..en l'occurrence:les UNFPISTES,un parti de gauche-extrémiste,même ceux du clan modéré du feu Abdallah Ibrahim,les anciens membres de la résistance,et de l'armée de libération Marocaine,neutralisés malgré eux,par l'opération de démantèlement  et désarmement de L'A.L.M. menée conjointement,par les services de sécurité militaire des F.A.R. et de la Gendarmerie Royale,au début des années soixante. Ceux qui, avaient dans leur esprit, l'espoir de comploter la monarchie constitutionnelle en place,et rêvaient de former une république Marocaine avec une armée républicaine à leur taille.(?).                            

 

           Les mercantis de Sbata-casa,étaient sur la même longueur d'ondes avec ces traîtres -pour ne pas dire,avec ces opposants,parce'qu ils ne méritaient pas de porter cette qualité,au sens propre du terme,tant qu'ils ont choisis d'aboyer de l'éxtérieur,et de porter  préjudice et atteinte corporelle à leur propre pays,grimpant sur les épaules des régimes adversaires étrangers. ces grands commerçants qui possédaient des dépôts fourrés de milliers de tonnes,de toutes sortes de marchandises,et de denrées alimentaires,pour transactions et spéculations,appréciaient officieusement les appels émis de l'étranger par ceux qu'ils considéraient, les"leaders-nationaux"(Lafkih Basri-Ben Barka),incitant à boycotter le régime marocain,de s'abstenir à toute tentative d'aide,sous peine de forclusion et de perte,en cas de défaite flagrante militaire du régime Marocain,menacé de chute éminente.,dont les conditions,pour cela sont bien remplies.Ces connards marchands-grossistes,ont osé participer à la soumission du marché d'adjudication,lancé a cette fin,par l'intendance militaire des F.A.R.pour ravitailler en vivres,les unités opérationnelles aux front.Pour sortir de l'impasse,il fallait trouver des fournisseurs.! de gros fournisseurs.! Dieu merci,au Maroc ils en manquent pas moins..Des compatriotes marocains-juif,considérés jusque-là, injustement,à cette période de l'indépendance du Maroc, comme citoyens du deuxième degré,à cause de l'opération mondiale de regroupement des juifs du monde en Israel,qui les avait touchés partiellement (?),ont exprimé solennellement leur déchaînement envers l'attitude des Sbata,et n'ont pas voulu faire de meme..le pays est en état de guerre inopportune,considèrent-ils,!! C'est le danger guetteur qui s'annonce à l'horizon.;il faut  donc intervenir,disaient-ils,en substance.Et sans passer par le système administratif d'adjudication,ils fournissaient en abondance,et mettaient sans penser aux revenus,tout le ravitaillement en vivres et en carburants nécessaires,à la disposition de l'intendance militaire,et du ministère de l'intérieur qui gérait de son coté,l'opération auto-défense civile.(Ou Kthar El Kheir).

 

             Les agresseurs,leur soutenant enragé " le Petit Pharaon " qui misaient,sur l'incapacité absolue du Maroc,de supporter les charges de la guerre,sur des soulèvements internes d'appui,sur la chute éminente et promise de HASSAN II,sont au clément de la surprise,effrayés du bon souffle inattendu de la part du Maroc dans cette prise de force.., La presse  étrangère et les analystes,disaient autres choses sur les sources de financement.(peut-être j'aurai l'occasion d'y revenir sur ces choses-là! à suivre et attendre la partie suivante)chihab-25

jeudi, 22 mai 2008

LA GUERRE DES SABLES 1963 -MAROC/ALGERIE-(1ére partie)

                     La guerre des sables 1963,une phrase, très rependue et prise par coeur partout,au Maroc et en Algérie.Avant d'entrer dans le vif du sujet,je voudrais m'excuser aux héritiers de Moulière,en premier lieu, pour mon faible français,étant donné que je suis arabophone,et demander aux visiteurs-internautes d'accepter ce l'argot que j'utilise pour m'exprimer en une langue, que je ne maîtrise pas bien,en grammaire surtout(c'est pas du français classique de littérature de Montesquieu)..!                                            

                     Les causes de la guerre des sables 1963,ne concernaient pas le litige frontalier algéro-marocain qui n'éxistait pas d'ailleurs avant cette date,comme en peut imaginer,la jeune génération marocaine,qui n'a pas eu l'occasion de vivre les circonstances de cette guerre,ni les retombées qui en découlaient.Je vais pas me lancer,ou me limiter à ce que disaient les officiels,les analystes,et la presse de l'époque à ce sujet.Je raconterai cet incident,comme on l'avait vécu de très proche.                                                                                                                                                                                            

                     Dans cette note,je vais faire quelques précisions en l'objet,pour mieux comprendre ce que c'est passé en octobre 1963,aux points d'eau de Hassi Beida et de Tinjoub dans la province d'Ouarzazat ,faisant l'objet d'une surveillance de routine,chacun d'eux par un petit détachement de pas plus de six mokhaznis de la compagnie de makhzen mobil en siège à la province.Quelles sont donc les causes précises?                                                         

                     Ni le Maroc,ni l'Algérie,n'avait  pensé qu'une guerre va se déclencher entre eux aussi rapidement.!car l'Algérie vient d'avoir accès à l'indépendance,y a à peine 15 mois.Le Maroc,lui était en train de reprendre son souffle,après de dures années agitées, de soutien infatigable aux algériens dans leur lutte armée de libération..,aussi en train de récapituler,et faire le bilan de ses pertes morales et matérielles,engendrées par cinq années d'accueil sur son sol,et de logistique à la révolution algérienne,avec toutes ses branches(armée,politique,et humanitaire).                

 

                      Soudain,on apprend que dans les journées du 14-15 octobre 1963,l'armée algérienne venant de Tindouf, vient d'attaquer inopinément  et à la surprise de tous,les points d'eau  Marocains de Hassi Beida et de Tinjoub.12 mokhaznis tués,certains brûlés vifs.L'agent comptable-payeur(Français)tombé dans une embuscade,et fut assassiné avec son chauffeur et son aide-comptable.Le Maroc surpris..!,envoyait sur place à partir de Zagora,le point le plus proche de ce forfait houleux,des unités des Forces Armées Royales,en rescousse et en prospection.De l'autre coté,l'algérie avait prévue,tout au long de la frontière,le potentiel militaire dont elle dispose,et prête à toute riposte improviste de la part du Maroc...!préparant des commandos d'élite pour frapper, les points névralgiques marocains limitrophes du tracé frontalier.Tandis que le Maroc tout entier,paniqué par l'ampleur de l'événement surpris.Des bureaux pour le recrutement des partisans,sont ouverts à travers tout le territoire national, des centres d'entraînement aussi,sont également vite équipés et encadrés,pour organiser une bonne auto-défense.On sait pas combien ca va durer cette guerre! en tout càs,tous les marocains se sont portés volontaires pour parer à toutes éventualités..à part quelques uns,les commerçants du centre commercial de Sbata à Casablanca(je reviendrai aprés à ce point).                                                                                                                                   

 

                      Une vraie guerre s'éclata  entre l'Armée Royale et l'A.N.P.A(Armée Nationale Populaire Algérienne)pour rien??dit-on!sans savoir au juste l'objectif algérien!et qui est en derrière?le président algérien Ben BELLA-un simple adjudant de l'armée française-prend frivolement,et à la légère,une décision grave,sans prévoir,ou précompter les conséquences qui peuvent en découler,occupe les ondes de la radio algérienne,pas pour justifier..mais pour inciter les algériens à se rallier à lui,s'engager,et s'enrôler dans cette guerre,pour anéantir l'ennemi Marocain et faire,tout simplement tomber  "le régime impérialiste Marocain",selon ses termes! Qu'est-ce-que c'est que ça..C'est honteux se demandent les gens,de part et d'autre?Le Maroc se trouvait alors,en situation de légitime défense.Il prend sérieusement ses dispositions en temps que pays agressé et trahi par un voisin infidèle,et sorta vainqueur de toutes les batailles,dont il était contraint d'en faire face,en un peu de temps.Car les soldats algériens qui venaient de se rendre de l'A.L.N.A-Armée de Libération Algérienne-,avec un mauvais esprit,croyaient à tort,que les hommes de troupe Marocains ont la même fragilité,que les soldats français qu'ils combattaient auparavant dans les maquis.mais comment affronter cette inopportunité,et sortir de l'impasse ?                                                                          

 

                      Le colonel Driss Ben Omar,était là..pour répondre présent,au devoir sacré national.Qui est ce Driss Ben Omar?c'est un éx-capitaine qui se rendait,dès l'aube de l'indépendance de l'armée française,en recasement à l'armée royale,cumulant des expériences pratiques de combat,héritées des armées professionnelles européennes hautement qualifiées.Il était le vibrant guerrier qui dérange,avec une grande bravoure,d'une importance similaire de courage,lors des batailles du "pont de la rivière l'ORNE,et la Sainte-Mère-de l'Église" en Italie durant les étapes fortes de la 2°guerre mondiale,qui devint après le films " le jour le plus long" avec 52 grands stars-acteurs du monde du 7ème art..Ce grand combattant patriotisme,mettait son savoir faire au service des Forces Armées Royales,et de service de son pays pendant cette guerre, que lui imposait farouchement,une Algérie folle,non reconnaissante.Il ne tardait pas,par tactiques professionnelles,très bien calculées,de mettre -à sac- les soldats agresseurs algériens,au bout de 3 jours de combat seulement,et faire échouer toutes les tentatives ambitieuses de l'armée algérienne,désorganisée en cette circonstance,démantelée moralement.(101 soldats fatigués,dégoûtés,préférant rendre leurs armes avec sang froid,à Driss Ben Omar,au lieu d'aller mourir pour rien,et se furent prisonniers de guerre,pour rentrer chez eux sains et saufs,avec 1 transistor à la main,,geste obscure de HASSAN II!!?.1 transistor chacun.? c'était une première dans les conflits armés ! Pourquoi dit-on?, Peut-être pour prendre,selon la presse,des nouvelles de leurs collègues toujours en cavale,errants à tort et à travers dans le désert voisinant des localités Marocaines de Mhamid El ghezlan et de Foum Zguid,dépendant administrativement de Zagora.Offrande de marque de HASSAN II,faite devant la presse locale et internationale à Ben Bella ,effrayé par la surprise,acceptant sans commentaire,le bon geste du Maroc incassable de HASSAN II).!                                                                                  

 

L'Armée Royale,sous la conduite de ce faucon opérationnel singulier,avait la capacité de récupérer l'ensemble du territoire du Sahara Marocain oriental,spolié par l'Algérie,en dépit de l'accord du 6 juillet 1961 du G.P.R.A de Ferhat Abbas,le président algérien du gouvernement provisoire en exil à Tunis,et le moment propice,pour envahir aussi,une partie de l'algérie,jusqu'à la zone de la ville d'Oran au nord-west d'Alger.Mais(avec un grand M)le feu HASSAN II,chef suprême des forces armées royales,et chef d'État major,disait son fameux " NON,et son fabuleux appel à Driss Ben Omar:ARRETEZ,ASSEZ DE FUSION DE SANG,DE PERTE DE VIE HUMAINES,DE PART ET DAUTRE.et ordonna aux unités des F.A.R.qui se trouvaient au front,de s'arrêter la où elles sont.                                                                                                                                                                                                                

 

L'O.U.A  de son coté (L'Organisation de l'Unité Africaine)et la Ligue Arabe,appellent conjointement,au raisonnement,et proposent leurs bonnes offices,pour arrêter toutes autres hostilités,afin de trouver règlement au conflit.Tout cela,s'est passé en quelques jours,sans que l'opinion publique nationale sache les prérogatives ayant conduit à ce cauchemar houleux entre les deux pays frères..Un fait particulier,vint  brusquement bouleverser la situation au profit du Maroc.en vertu du verset coranique "IN YASOROKOUM ALLAHO,FALA GHALIBA LAKOUM"(saa)gravé en emblème à l'armorie de feu Hassan II que Dieu ait son âme.(allah irahmak a sidna).                                                              

 

On est le 18 octobre 1963,un jour solennel se lève pour dévoiler le secret,tant attendu de cette guerre..?Un hélicoptère algérien vient d'être capturé à Ain Chouater,une petite localité,située au sud-est de Ksar Es Souk,siège de la province de Tafilalet,avec à bord 9 officiers supérieurs (4 algériens et 5 égyptiens,dont l'officier-pilote Mohamed HOSNI Moubarak).Cette valeureuses capture fut exécutée au hasard,par un petit groupe de mokhaznis et de civils de la localité,après que le pilote algérien,se fait trompé d'orientation et de guidage,mélangeant l'amont à l'aval d'oued Guir..et sans s'apercevoir du drapeau national rouge,hissé sur le toit d'un petit édifice administratif,flottant avec une fierté silencieuse,fait poser son appareil,accidentellement au sol marocain,au nord-est,loin des théâtres d'opérations au sud-est du royaume.,mission non accomplie,les personnes à bord paniquées,et le malheureux pilote,qui rend son appareil immobile,n'arrive pas à décoller facilement devant  le refus catégorique des accueillants,pour atteindre à l'autre coté,le village 'ABADLA' le but et la destination algéro-égyptionne de cette mission avortée par la puissance de Dieu.Un officier algéchien venait de faire une fosse déclaration au public présent " Nous sommes un groupe de journalistes indépendants,nous venons pour couvrir l'événement,et nous somme égarés,trompés de destination" Personne n'était disposé à y croire cet anecdote..!après quoi,le ton monte,les dents se grincent..! les groupe de journalistes présumés commence à exécuter la dernière étape de mission secrète, strictement conseillée dans de pareils cas..? froisser tous documents,papiers,cartes,passeports,et toutes autres pièces d'identité..pour ne pas êtres dévoilés,et faire brouiller les pistes à l'ennemis! mais les autorités Marocaines en avaient les moyens pour prouver au monde,la complicité de Abdenasser dans cette agression,qui en ternera largement après,l'image de la révolution égyptienne.                                                               

 

Les événements se sont précipités,et les choses se sont bien éclaircies,tant qu'à l'État Marocain,qu'aux opinions publiques nationale ou internationale,après les aveux des officiers prisonniers de guerre.L'égypte de Abdenasser est donc,à la barre d'accusation!!.c'est elle le principal instigateur de cette guerre.tandis que l'algérie est tombée victime de mauvais calculs de ses dirigeants au grade subalterne.faux calculs dus à la domination totale du régime Nasserien sur l'algérie..et de fausses promesses de victoire, au bout de quelques  heures,évincées au président Ben BELLA par des traîtres marocains de l'U.N.F.P(Union Nationale des Forces Populaires de Ben BARKA)et de l'A.L.M(Armée   Marocaine)ayant enfuies le Maroc pour s'exiler volontairement en égypte et en algérie,pour des raisons que je peux largement éxpliquer dans cette intervention.!(à suivre-attendre les parties suivantes de cette aventure algérienne contre le Maroc)chihab-25                                                                    

 

                                                                                                                                                                                                                                                                           

 

 

                                                                                                                                                                                                

dimanche, 18 mai 2008

Ahmed Taleb Ibrahimi,l'éx-ministre Algéchien des A.E.parle dans ses mémoires du traité d'IFRANE 1969

Ahmed Taleb-Ibrahimi: Mémoires d’un Algéchien enragé.13 Mai 2008
(lire l'important commentaire du wabmaster-Chihab-25, au bas du texte)


Bouteflika, Taleb-Ibrahimi, Boumediene et Chadli Klibi, ministre tunisien de l’Information

Le docteur Ahmed Taleb-Ibrahimi qui côtoya longuement le président défunt, Houari Boumediene, témoigne dans le second tome de ses mémoires sur des faits peu connus du public qui participèrent à l’écriture de l’histoire récente de l’Algérie. Nous donnons ci-dessous, quelques bonnes feuilles qui, sans doute, expliquent quelques aspects demeurés obscurs de la politique de Boumediene et, singulièrement, sur le mystère qui entoura sa maladie. Voici quelques extraits ayant trait aux relations du Dr Taleb-Ibrahimi avec Boumediene, le séjour de celui-ci à Moscou et à Rabat (Sommet de l’OUA), enfin le récit sur les premières manifestations de la maladie qui emporta le président Boumediene.

Au cours de mes premiers pas de ministre, mes relations avec le Président sont espacées et revêtent un caractère professionnel. Accaparé par mes nouvelles responsabilités, je n’ai plus de vie sociale et n’appartiens à aucun clan. Je ne demande audience au Président que si l’affaire est impérative: un différend m’opposant à un collègue et qui requiert son arbitrage, une mission à l’étranger qui appelle ses directives, un besoin en locaux appartenant à d’autres ministères (notamment la Défense nationale) et inutilisés, pour les transformer en établissements scolaires. Je dois dire qu’il me reçoit avec diligence, que la quasi-totalité des demandes au profit de l’Education nationale est satisfaite et qu’il ne cesse d’aiguillonner la politique d’arabisation.
A chaque audience, je pose le problème de la libération de Hocine Aït Ahmed et Mohamed Benahmed, dit Moussa, qu’il m’avait pourtant promise au lendemain du 19 juin 1965. Mon insistance semble l’agacer. C’est pourquoi, de guerre lasse, je renonce à l’évoquer tout en continuant de recevoir la famille d’Aït Ahmed et régler les problèmes de scolarité ou de santé qui se posent à elle. Son neveu Chafik est l’une des rares personnes à qui mon bureau est ouvert chaque fois qu’il désire me voir. On me conseille de faire intervenir le premier cercle des intimes de Boumediene qui, semble-t-il, est seul capable de l’influencer. C’est pourquoi je me rends auprès de Kaïd, Medeghri, Chérif Belkacem et Bouteflika pour poser le problème. Curieusement, j’obtiens la même réponse auprès de mes quatre interlocuteurs.
«Pour Moussa, il m’est plus facile d’intervenir car je le connais et il a travaillé avec nous, mais pour Aït Ahmed, il vaut mieux voir avec le Président lui-même.» Effectivement, seul Benahmed sera libéré. Au cours de l’entretien avec Bouteflika, je me fais accompagner par Ait Chaalal qui approuve mes démarches. Au moment de nous quitter, j’exprime au ministre des Affaires étrangères mon souhait de voir notre ami commun servir dans la diplomatie. Quelques jours plus tard, il est nommé ambassadeur à Rome. Quant à Aït Ahmed(1), il demeure incarcéré et lorsqu’il s’évade, le 30 avril 1966, Boumediene me dit: «J’aurais dû t’écouter.» Je ne formule aucun commentaire.
Autre sujet de mésentente: la torture. Au printemps 1966, je reçois mon ami Claude Roy, écrivain français qui, à deux reprises, a pris ma défense dans les colonnes du journal Le Monde: lors de ma maladie dans les prisons françaises en 1961 et lors de mon incarcération par Ben Bella en 1964. Il m’annonce qu’il est venu à Alger pour protester contre l’utilisation de la torture par les autorités algériennes dont je suis partie prenante.
Je lui exprime mon étonnement et mes doutes. Il me remet alors un dossier sur la question. Armé de ce dossier, je demande à voir Boumediene pour lui dire pour la énième fois l’horreur que m’inspire la torture. «Si bavure il y a, me dit-il, elle est du ressort d’agents subalternes car j’ai signé personnellement une directive destinée aux services de sécurité interdisant l’emploi de la torture». Et il me montre cette directive interne dont j’entends parler pour la première fois. Je lui fais remarquer que cela ne suffit pas -et qu’il faudrait, si les informations de Claude Roy s’avéraient exactes, sanctionner les coupables de sévices. Il me promet que cela se fera. Je le quitte relativement rasséréné. Mais le soir, chez moi, je me livre à une profonde réflexion sur les intellectuels et le pouvoir. Je me remémore la figure du sultan Abdulhamid qui a voulu utiliser Djameleddine El-Afghani de même que la figure de Catherine II, impératrice de Russie, despote intelligente et cruelle, qui a réussi à utiliser les philosophes français (Voltaire, Diderot notamment) comme relais d’opinion. Je me demande si, comme eux, toutes proportions gardées, je ne suis pas pris au piège des promesses et des illusions. Est-ce là le lot des intellectuels?
Je ne cesse de répéter à Boumediene que tout ce que réalise le pouvoir en faveur du relèvement du niveau matériel et intellectuel du peuple sera effacé par la moindre atteinte aux droits de l’homme, par un seul acte de torture. Comment le citoyen algérien peut-il être tranquille s’il sent que son honneur, sa dignité et sa vie sont à tout instant à la merci des services de sécurité? Je m’appuie sur un verset coranique qui m’a toujours interpellé: «Puissent-ils adorer le Seigneur de ce temple Qui veille à leur nourriture, les mettant à l’abri de la faim, et assure leur sécurité, les délivrant de la crainte» (CVI, Set 4). Si pour adorer Dieu, Celui-ci doit nous garantir le bien-être et la sécurité, a fortiori pour adhérer à un régime politique, ce dernier doit nous préserver de la faim et de la peur.
L’essentiel est de rester lucide, d’agir selon ses convictions et de ne jamais perdre l’estime de soi-même: lorsque Aragon chante les louanges de Staline, il n’est plus Aragon.
On peut dire aujourd’hui que Boumediene a passé les trois premières années à consolider son pouvoir en luttant sur plusieurs fronts:
-sur le front intérieur, en gérant au mieux les contradictions au sein du Conseil de la Révolution. Il rencontrera des difficultés parmi ses compagnons qui lui reprochent ou l’absence de concertation ou d’être prisonnier du groupe d’Oujda (Kaïd, Medeghri, Bouteflika, Chérif Belkacem). C’est ainsi que l’on assiste à la défection de Ali Mendjli, Boumaza, Mahsas puis à la tentative de coup d’Etat dirigée par le colonel Zbiri, soutenu par le colonel Youcef Khatib puis à la tentative d’assassinat du Président Boumediene. Celui-ci aura, par ailleurs, à affronter ses adversaires politiques qui ont condamné l’action du 19 juin, à l’intérieur de l’Algérie (regroupement de la gauche dans une organisation clandestine, l’Organisation de la Résistance populaire) et à l’extérieur (le parti de la Révolution socialiste de Boudiaf, l’Organisation Clandestine de la Révolution algérienne de Lebjaoui et à partir de 1968, le Mouvement pour la Défense de la Révolution Algérienne de Krim Belkacem).
-à l’étranger, le timing choisi pour le renversement de Ben Bella desservait le nouveau régime puisqu’il se situait à la veille de la tenue à Alger d’un événement important pour le Tiers-monde, la seconde Conférence afro-asiatique après Bandung: réprobation à Moscou, perplexité au Caire, condamnation par les pays progressistes africains, silence pesant à Pékin. Les différents courants de la gauche arabe y voient «un virage à droite», l’Arabie Saoudite une action communiste, tandis que le Parti communiste français la qualifiait de «fasciste» et se lançait dans une campagne tous azimuts pour isoler l’Algérie(2)
Plus tard, Boumediene me confiera qu’il s’est parfois senti mortifié par l’accueil de ses pairs lorsqu’il a assisté, en tant que chef d’Etat, à des réunions africaines.
Il a fallu attendre la guerre des Six-Jours de juin 1967 pour voir Boumediene remonter la pente quand, traduisant les sentiments du peuple algérien, il déclara la guerre à Israël, se rangea aux côtés de l’Egypte, de la Syrie et de la Jordanie en leur fournissant hommes, armement et toute forme d’aide, rompit ses relations diplomatiques avec les USA et interdit l’exportation de pétrole à destination de ce pays et de la Grande-Bretagne en raison de leur soutien à l’agression israélienne.

Les voyages de Boumediene
La première visite officielle du Président est réservée à l’Union soviétique et elle se déroule du 14 au 17 décembre 1965. Ce choix est certainement dicté par la volonté de démentir cette idée répandue alors, à savoir que le changement du 19 juin 1965 a pour objectif principal l’abandon de la voie socialiste initiée par le Président Ben Bella, le seul haut responsable algérien à avoir reçu les plus hautes distinctions soviétiques: «Ordre de Lénine» et «Héros de l’URSS».
L’accueil à l’aéroport est plutôt froid, ce qui indispose Boumediene. Et lorsqu’il prendra connaissance du programme officiel de la visite, son exaspération est à son comble. En effet, la réception au Kremlin - consécration suprême de toute visite de Chef d’Etat ami - n’y figure pas, elle est remplacée par un meeting dans une usine. Boumediene décide d’écourter sa visite et de prendre le chemin du retour dès la fin des entretiens officiels fixés au lendemain matin.
Ceux-ci ont lieu au Kremlin. Podgorny, Président du présidium du soviet suprême, les ouvre en donnant la parole à Kossyguine, Chef du Gouvernement. Celui-ci se lance dans un long développement sur la politique intérieure et extérieure de l’URSS, sans s’attarder sur les relations bilatérales qui «sont bonnes mais méritent d’être. clarifiées» (allusion au 19 juin). Sur ce point, Boumediene l’interrompt en ces termes: «Je demande au camarade Kossyguine de parler sans mettre les formes, car nous sommes venus pour dissiper tout malentendu.»
(...) S’agissant de la politique extérieure, Kossyguine brosse un tableau détaillé des conflits régionaux et des interférences étrangères, tout en mettant l’accent sur le rôle négatif de la Chine populaire, son rival idéologique, «ce qui sert, dit-il, les intérêts de l’impérialisme.» Il invite l’Algérie à «consolider le camp socialiste» en coopérant davantage avec les pays socialistes à travers le monde.
Kossyguine donne ensuite la parole à Boumediene: «Nous sommes au mois de décembre, c’est l’heure des bilans, je vous écoute». Boumediene improvise alors un exposé remarquable, en arabe, sur «l’Algérie qui a combattu vaillamment le colonialisme et qui oeuvre patiemment pour reconquérir son indépendance, sa dignité et sa souveraineté en comptant uniquement sur ses ressources matérielles et humaines et en restant fidèle à ses valeurs traditionnelles, notamment au principe de justice sociale qui fait de nous les défenseurs acharnés d’une distribution équitable du revenu national au bénéfice de tous les Algériens». Il évoque dans le détail nos efforts pour bâtir une société socialiste, et nos projets dans tous les domaines: éducation, santé, communication, industrialisation, réforme agraire, etc. Il brosse un brillant tableau de l’Algérie telle qu’elle est (l’ampleur de la tâche et la modicité des moyens, notre indigence en cadres et la force de notre foi) et telle qu’il la rêve.
Cet exposé qui nous a permis de découvrir le Boumediene des grands jours, impressionne nos interlocuteurs. Kossyguine conclut les entretiens en ces termes: «Ce qui nous réjouit, c’est votre engagement de rester dans la voie socialiste. Vous avez des ressources naturelles et des cadres révolutionnaires pour bâtir un Etat socialiste sans chômage et avec un revenu élevé par tête d’habitant.» Et pour dire que les malentendus sont dissipés, il fait le parallèle des relations entre les peuples d’une part, et les relations entre compagnons d’armes «qui sont différentes» d’autre part. Les intérêts des Etats d’abord. La spécificité du socialisme algérien est reconnue, tel que Boumediene l’a développé devant ses hôtes (...)

Boumediene et le traité d’Ifrane
Le IXe sommet de l’OUA se tient à Rabat du 12 au 15 juin 1972.
L’ouverture a lieu à l’hôtel Hilton de Rabat. Les chefs d’Etat sont logés dans des villas appartenant aux dignitaires marocains (Boumediene est à la villa de Driss Slaoui) tandis que le reste des délégations est au Hilton. Les travaux du sommet se déroulent dans le Palais d’hôtes de Rabat. Dans son discours inaugural, Hassan II rend hommage au rôle du Président algérien dans la réconciliation Guinée-Sénégal et à sa décision de retirer à l’OUA l’examen du dossier relatif au différend frontalier algéro-marocain. Le 13 juin, les 40 pays représentés au sommet adoptent à l’unanimité une résolution demandant que le prochain sommet des pays non-alignés se tienne à Alger. Le 14, c’est l’élection du nouveau secrétaire général de l’OUA.
Toute la nuit du 14 au 15, Mouloud Kassim et moi-même nous la passons à ciseler le discours que doit prononcer Boumediene le lendemain à la séance de clôture qui voit la signature des conventions historiques réglant définitivement le différend algéro-marocain de 1963. La cérémonie a lieu en présence de membres du Conseil de la Révolution et du Gouvernement qui nous ont rejoints le jour-même. Heureux aboutissement, qui réjouit les peuples algérien et marocain, à la suite d’un long processus engagé à Ifrane et poursuivi à Tlemcen. Nous n’avons pas le droit de distraire nos forces dans de faux problèmes, artificiellement créés par l’ennemi. Au contraire, nous devons consacrer toutes nos énergies pour gagner la bataille du développement économique et social.

La maladie et la mort du Président: Mission à Moscou
Cet événement représente à l’évidence un pas vers la construction du Grand Maghreb. La joie qui se lit sur les visages nous renforce dans la conviction qu’une page est tournée et qu’une étape vient d’être franchie dans cette voie.
Le 20 septembre 1978, à 11 heures, tous les membres du Conseil de la Révolution et du Gouvernement se retrouvent au Palais du peuple, puis se rendent à l’aéroport pour saluer à la fois le Président cubain Fidel Castro et sa délégation qui quittent Alger après un séjour de 24 heures, et le Président Boumediene qui s’envole pour Damas où doit se tenir le 3e sommet des pays arabes, membres du «Front de la fermeté».
La délégation qui l’accompagne se compose de Bouteflika, ministre des Affaires étrangères, de Yahiaoui, responsable exécutif, chargé de l’appareil du Parti, et de moi-même, en qualité de ministre conseiller du Président. Au cours du vol, nous sommes tous les trois intrigués par l’attitude de Boumediene, d’habitude si détendu lors de ses déplacements, et qui, aujourd’hui, se montre taciturne, voire un peu triste. Il n’a pas son cigare habituel et boit sans cesse de l’eau minérale. Par ailleurs, ce n’est pas son médecin habituel qui l’accompagne, mais un urologue en la personne du professeur Abdelhaq Oucherif. Personne n’ose l’approcher, mais je finis par l’interroger sur son état de santé. Il me répond qu’il a une fièvre tenace qui l’empêche de dormir et que son médecin lui a recommandé de ne pas fumer.
Nous arrivons à Damas à 17 heures. Le Président Hafedh Assad est là. Après le cérémonial, nous nous rendons directement à notre réunion, où, après la séance d’ouverture, les travaux vont durer jusqu’à 2 heures du matin. Là aussi, nous remarquons que quelque chose «cloche» chez le Président. Lui, habituellement si patient, si courtois, se montre maintenant irritable et cassant. Le lendemain a lieu la seconde séance, à 10 heures, et Boumediene n’a toujours pas la forme. II nous charge, Yahiaoui et moi, de convaincre George Habache et Nayef Hawatmeh d’arrondir les angles avec Yasser Arafat qui vient de s’envoler pour Amman, en compagnie du Président libyen Kaddafi. Le vendredi 22 septembre, Boumediene réunit toutes les factions palestiniennes, dans une ultime tentative de faire taire leurs divergences. Après la séance de clôture qui se tient le samedi 23 septembre à 22 heures, notre hôte, le Président Hafedh Assad, insiste pour que Boumediene passe la nuit à Damas, avant de s’envoler le lendemain pour Alger. Mais à la surprise générale, celui-ci s’obstine à vouloir partir sur-le-champ, prétextant qu’il ne peut ajourner le conseil des ministres du dimanche.
(...) Le dimanche 24 septembre, nous débarquons à Alger, à 4 heures du matin. Nouvelle surprise, nous l’entendons demander à Allahoum, Secrétaire général de la Présidence de faire annuler le conseil des ministres prévu ce jour. Je me repose chez moi, lorsqu’à 15 heures, Allahoum me téléphone pour m’annoncer que le Président souhaite me voir. A la Présidence, je retrouve Bouteflika, et nous sommes introduits dès notre arrivée, auprès de Boumediene. A notre grande stupéfaction, il prononce les phrases suivantes, ponctuées de longs silences -Je ne vous ai pas appelés en tant que ministres, mais en tant que frères...-Je, vous ai appelés pour une question personnelle...-Il. s’agit d’un problème de santé... -Un problème grave...
Je m’empresse de lui demander s’il s’agit d’un problème cardiaque. Après un moment, il finit par nous expliquer que c’est l’appareil urinaire qui est affecté. Il a fait une hématurie le 12 septembre dernier et les radiographies ont révélé une tumeur maligne de la vessie. Puis il nous quitte, feignant d’aller aux toilettes. Au bout de quelques minutes, il revient pour s’enquérir du résultat de nos réflexions. Je prends la parole pour souligner qu’il est difficile d’établir un diagnostic définitif sur la base d’une radiographie, aussi précise soit-elle. Il répond que le professeur Oucherif a montré les radios à son patron parisien, le professeur Couvelaire, (en prétendant qu’il s’agissait de son père) qui a confirmé le diagnostic. Il a ajouté: «Pour assurer la discrétion nécessaire sur mon état de santé, mieux vaut envisager un traitement à l’étranger. Mais vous risquez de me ramener dans un cercueil. Faites-moi vos propositions en excluant au préalable la France, pour de multiples raisons.»
Nous évoquons d’abord les USA où la médecine a réalisé les plus grands progrès. Il écarte cette hypothèse car, dit-il, «le secret n’est pas assuré, sans compter le danger que représente la CIA: nous serions dans la gueule du loup»...Alors Bouteflika et moi avançons des pays européens comme l’Allemagne, la Suisse, la Suède, l’Autriche, etc. Mais à chaque fois il fait la moue. II reste l’URSS, dit Abdelaziz. Sur le visage de Boumediene, se lit une sorte de satisfaction et je comprends alors que sa décision était prise, mais qu’il voulait nous y amener, nous aussi, insensiblement. Il me demande de me préparer à quitter rapidement Alger pour Moscou, afin de rencontrer Kossyguine, chef du gouvernement soviétique, et préparer avec lui les conditions de son hospitalisation. Bouteflika déclare: «Le choix de Si Ahmed pour cette mission est d’autant plus judicieux qu’il est médecin». Et Boumediene de répliquer: «J’ai déjà dit que je vous ai appelés en tant que frères.» Nous prenons congé du Président et restons ensemble Bouteflika et moi un long moment, sur le seuil de la Présidence, abasourdis, incapables d’échanger des paroles ou des impressions sur ce que nous venons de vivre.
Le 26 septembre, Boumediene demande à me voir, mais cette fois chez lui, à Zéralda. Je le trouve physiquement fatigué et moralement affaibli; il se plaint toujours de fièvre, d’inappétence, de diarrhées. Son épouse, très éprouvée, est près de lui. J’essaye la psychothérapie pour lui apporter un peu de réconfort. Il me donne ses dernières instructions avant mon départ pour Moscou et me demande également de voir le professeur Oucherif que je rencontre le lendemain, à la Présidence. Nous avons une discussion médicale au cours de laquelle j’évoque la possibilité d’une bilharziose, en raison d’un long séjour au Caire, car elle est susceptible de donner une image radiologique évocatrice d’un cancer de la vessie. Le professeur Oucherif, fort de l’avis de ses professeurs, s’en tient au diagnostic initial.
Le 27 septembre, Bouteflika m’accompagne à l’aéroport où, à 13heures, je prends l’avion d’Aéroflot pour Moscou, via Budapest. Je suis accueilli par Chvedov, directeur des affaires africaines au ministère soviétique des Affaires étrangères, qui me conduit dans une villa d’hôte, la n°l1, sur le mont Lénine. Tout au long du trajet, Chvedov veut connaître les sujets que je souhaiterais aborder avec le Président Kossyguine. Le lendemain, à 14 heures, Kossyguine, accompagné de plusieurs collaborateurs, me rejoint à la villa n°11 pour une séance de travail. Je demande une rencontre en tête-à-tête au cours de laquelle je lui expose, en la forme, les véritables raisons de mon déplacement: le Gouvernement de l’URSS est-il prêt à prendre, dans la discrétion la plus absolue, la responsabilité d’assurer des soins appropriés au Président Boumediene qui, selon les radiographies que je lui remets, serait atteint d’une tumeur de la vessie?
Tout en exprimant les sentiments d’affection et d’estime qui le lient au Président Boumediene, Kossyguine dit qu’il ne peut me répondre sur-le-champ et me fixe un rendez-vous pour 15 heures. En fait, il est de retour à midi trente et m’annonce qu’il a informé le camarade Brejnev de la situation. Ce dernier, en présence du ministre de la Santé, a réuni une commission d’académiciens qui se déclarent prêts à assurer la mission qui leur est demandée, ajoutant que des centaines de cas similaires ont déjà été traités par eux.
Je téléphone à Allahoum, selon un code convenu entre nous, pour l’informer du résultat de ma démarche, et le 29 septembre à 16 heures, Boumediene arrive par un courrier spécial, accompagné de son épouse, de Bouteflika, du directeur du protocole Mouloud Hamrouche, du responsable de sa sûreté personnelle, Abdelmalek Kerkeb et du professeur Oucherif. Pour l’accueillir, nous sommes trois: Kossyguine, Chvedov et moi. (...) Du 30 septembre au 5 octobre, tous deux résidons ensemble à la villa n°11 que nous ne quittons -discrétion oblige- que pour nos visites quotidiennes à Boumediene. Les médecins sont très stricts quant à la durée de nos visites, mais le Président réagit, arguant que celles-ci font partie de sa thérapie.
Au fil des jours, nous le voyons de plus en plus reposé et détendu. Le 2 octobre, Chvedov nous rend visite, pour nous apprendre «une bonne nouvelle», dit-il. Les médecins s’orientent de plus en plus vers l’élimination du diagnostic relatif à la présence d’une tumeur maligne. Reste la fièvre dont ils essaient de détecter l’étiologie. Lors de cette visite, notre hôte m’offre un Coran et le «Sahih de Boukhari», tous deux imprimés en URSS.
(...) Le 3 octobre, nous l’informons de l’arrivée d’un message que, précisément, le souverain marocain vient de lui envoyer, accusant l’Algérie d’escalade militaire au Sahara occidental. Il nous demande de préparer une réponse, à la lumière de ses directives, à laquelle nous nous consacrons toute la journée et la soirée du 4 octobre et qui sera publiée à la «une» de nos quotidiens du 5 octobre, sous le titre: «Jamais aucun soldat algérien n’a franchi les frontières nationales, celles que nous avons scellées ensemble en 1972» avec cette profession de foi: «Le moment est de dire avec la plus grande solennité qu’il n’y a aucun contentieux bilatéral entre l’Algérie et le Maroc. Nos peuples doivent le savoir et le monde aussi. Il est vrai qu’il n’est pas toujours facile de choisir entre une politique d’intérêts et une politique de principes. L’Algérie, quant à elle, a choisi, souvent au détriment de ses intérêts propres, une politique de principes sans laquelle le peuple algérien ne serait ce qu’il est et ce qu’il doit être». Le 5 octobre, nous lui faisons une visite d’adieu. Il ne cache pas sa tristesse de nous voir quitter Moscou, Bouteflika se rendant à New York pour participer aux travaux de l’Assemblée générale de l’ONU et moi, retournant à Alger. Le 6 octobre, dans la voiture qui nous conduit à l’aéroport, Chvedov nous informe que le microbe responsable de la fièvre est identifié: «Le Président souffre d’une simple paratyphoïde B et il pourra reprendre ses activités très prochainement.» Notre joie et notre soulagement sont immenses quand nous prenons l’avion pour Paris, escale où nous nous séparons, chacun se dirigeant vers sa propre destination.



des éxtraits du tome2 d’Ahmed Taleb-Ibrahimi «Mémoires d’un Algéchien enragé» intitulé: La passion de bâtir (1965-1978) dans lesquelles il fait allusion au traité d'Ifrane-1969 au sujet du prétendu réglement du litige frontalier Maroco-Algérien.?? à reprendre avec beaucoup de réserves..????

N.B:Cliquer sur commentaire ci-dessous pour voir le contenu qu'il faut pas rater.!c'est important! chihab-25




22:10 Publié dans Algechiens | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : 63

Le POLISARIO,le batard algérien ,issu d'une mére célibataire dévoilée

 



Polisario
 

samedi, 17 mai 2008

LIENS UTILES POUR LES AIMABLES VISITEURS DU BLOG

 Le blog  racourcit le chemin de recherce à ses aimables visiteurs.Voilà 47 liens utiles trouvés dans Actualité et média / Organes de presse. trés bonne navivation.Le Webmaster chihab-25
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L'Economiste 

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La Vie économique 

www.lematin.ma
Le Matin du Sahara et du Maghreb 

www.map.co.ma/
MAP  Maghreb Arabe Presse

www.maroc-hebdo.press.ma/
Maroc Hebdo International 

www.morocco-today.com/
Morocco & africa Today  (en anglais)

www.ambafrance-ma.org/presse/
Revue de presse quotidienne de l'Ambassade de France