jeudi, 17 avril 2008
Les Algéchiens meurent de faim,malgé le pétrole
Les Algériens en colère contre les augmentations des prix des aliments alors que les revenus pétroliers augmentent
2008-04-11
Les Algériens commencent à ressentir les effets de l'augmentation des prix des produits alimentaires en dépit des subventions gouvernementales. Les responsables expliquent que les spéculateurs sapent les efforts visant à stabiliser le marché, mais certains Algériens se demandent pourquoi des recettes pétrolières records ne sont pas utilisées pour compenser le renchérissement des prix des produits aimentaires.
![]()
|
Les Algériens expriment leur colère au vu du fort renchérissement des prix des produits alimentaires et critiquent le gouvernement pour ne pas réussir à contrôler le marché et à maintenir les prix à des niveaux raisonnables. Ils se plaignent du fait que lorsque le gouvernement annonce qu'il maintiendra les prix de certains produits sous contrôle, le coût des autres produits grimpe immédiatement.
Depuis l'augmentation sans précédent de l'été dernier qu'a connue le prix de la farine et des pommes de terre, les prix des produits alimentaires ont été l'objet de vives discussions lors de débats politiques, économiques et sociaux, tandis que journaux, chaînes de télévision et stations de radio publiques abordent constamment ce sujet. Pour leur part, les Algériens sont furieux. Les fonctionnaires en particulier expliquent que leurs salaires sont insuffisants pour nourrir leurs familles et que l'augmentation très forte des prix des produits alimentaires a anéanti totalement les effets des hausses de salaires en 2008.
Un récent rapport de l'Office National de la Statistique a confirmé que le coût des produits alimentaires avait augmenté de plus de quatre pour cent l'an dernier, attribuant cette hausse aux marchés internationaux. Il a par ailleurs souligné que le niveau de consommation en Algérie avait baissé, car les gens ne peuvent plus se permettre d'acheter certains produits dont les prix ont trop augmenté.
Responsables politiques et économistes ont demandé au gouvernement de prendre des mesures pratiques pour mieux contrôler les prix et éviter toute agitation sociale. La Commission Nationale des Droits de l'Homme a également demandé aux autorités publiques de stimuler le pouvoir d'achat des consommateurs.
Pour tenter de soulager la crise, le gouvernement a débloqué 2,5 milliards de dollars de subventions pour le lait et la farine, et étudie actuellement une subvention pour les légumes secs, comme les poix, les fèves, les lentilles et l'huile. "Mais les spéculateurs s'efforcent de déstabiliser le marché", a déclaré le Ministre du Commerce Elhachemi Djeaboub devant les députés le 7 avril.
Les analystes financiers reconnaissent que des intérêts extérieurs sapent les mesures prises par l'Algérie pour stabiliser son marché intérieur. "Le fait est que le gouvernement a réservé des dizaines de milliards de dollars sur le budget de cette année pour remédier à la crise sociale [et] prévu un budget pour les subventions, [mais] les prix ont… résolument refuser de baisser", a déclaré Tayeb Nouari, président de la commission des finances à l'Assemblée Nationale Populaire.
La solution à long terme "réside dans la lutte contre le chômage et la création d'emplois pour les jeunes par l'encouragement aux investissements nationaux et étrangers", a déclaré M. Nouari à Magharebia, ajoutant que le soutien gouvernemental aux petites et moyennes entreprises, aux services et à l'agriculture, aux côtés de méga-projets dans les transports et les services publics, permettra de créer des emplois et de protéger les consommateurs à l'avenir contre de tels emballements du marché
VOIR COMMENTAIRE
17:41 Publié dans Algechiens | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : 5





Si les algériens se demandent,pourquoi les recettes record du pétrole ne sont pas utilisées pour compenser le renchérissement des produits alimentaires?la réponse à mon avis est simple,c'est que les responsables algériens du haut niveau,mènent une mauvaise gestion du pouvoir...? l'importation de milliers de tonne de pommes de terre avariées,moisies,en est témoin( matière destinée à consommation animale).La colère du boulevard algérien,et l'émergence éventuelle d'agitation sociale, ne changeront en rien de la situation.Le plus important actuellement pour le locataire d'El Mouradia,et pour ses proches collaborateurs,c'est de garder le pouvoir le maximum possible,, et rien d'autre...! c'est dans ce sens que les regards sont virés.Hier on avait appris,par la Magharebia,que la plus grande centrale syndicale algériene(UGTA)est favorable pour un 3°mandat à Bouteflika..c'est bien le ton le plus apprécié par l'équipe engagée à gagner les présidentielles algériennes de 2009.autre que cela,ne préoccupe guère les détenteurs des destinées des algériens.D'ici-là,la mauvaise traitante des choses persistera,et le peuple algérien en supportera les conséquences.dommage!chihab-25